Le modèle des parties en ostéopathie

par Jean-Jacques Floret

De mon point de vue, un traitement ostéopathique a pour but d'aider celui qui consulte à rétablir un équilibre physique, global. Il permet d'avoir une physiologie optimisée.

L'approche en PNL (programmation neuro linguistique) est pragmatique et il me semble pouvoir avancer qu'un traitement utilisant les paradigmes et les outils PNL permet d'aider celui qui consulte à augmenter son potentiel de choix ce qui le conduit aussi à travers ce mieux-être psychique et physique à une optimisation de sa physiologie et de sa structure.

Dès ce niveau, une zone de convergence apparaît entre ces deux approches. Les postulats appliqués en PNL sont tout autant applicables en ostéopathie et réciproquement.

Un des modèles de la Programmation Neuro Linguistique est celui des parties. Ce modèle vous aide à vous percevoir, à vous comprendre comme si vous étiez composés de parties qui travaillent pour votre bien être, votre mieux être.

Par exemple, vous êtes en train de travailler à votre bureau sur un document qui demande de la concentration, et régulièrement une petite voix vous dit : « il fait vraiment beau dehors, pour ta santé ce serait bien que tu ailles faire un petit tour... »

Il semble correct de penser que les deux options sont bonnes pour vous, mais leur réalisation simultanée est un problème. On peut donc faire comme si deux parties de vous se confrontent à cet instant précis, et demandent une médiation pour votre plus grand bien.

Bien sûr ce modèle est une sorte de mensonge, comme le disent R. Bandler et J. Grinder, deux des fondateurs de la PNL, mais c'est un mensonge très aidant.

Les interactions entre parties débordent largement cet exemple. Ce modèle peut être appliqué dans les mêmes termes pour les besoins d'une approche thérapeutique.

Il suffit de faire passer le message suivant :

Chaque organe, chaque système, est une partie dans le sens de la PNL.
Pour illustrer cette hypothèse en ostéopathie pnlisé :

On peut se référer à l'idée que chacune de nos cellules contient la totalité du programme génétique qui nous constitue. La réalisation de copies conformes telles celles réalisées sur des moutons ou d'autres animaux, c'est-à-dire des clones, montre l'exactitude potentielle de ce point de vue.

Dans la mesure où la cellule est l'unité fonctionnelle de l'organisme, et que chaque partie que l'on considère en terme d'organe est constituée d'un assemblage de cellules, on peut passer au niveau organique en prônant l'hypothèse que chaque organe est une identité qui contient et s'agite de la même manière que les parties en PNL.

Un autre point de convergence :
Les mouvements oculaires sont des indicateurs des processus cognitifs inconscients qui nous animent et de plus le mouvement des yeux est "lié" à celui des vertèbres cervicales hautes.

Lorsque l'on fait bouger les yeux, l'action des petits muscles verniers des cervicales hautes font bouger celles-ci ne serait-ce que dans le but de maintenir l'horizontalité du regard.

Si le mouvement des vertèbres cervicales est entravé, il semble tout à fait possible de poser l'hypothèse que cette gêne au mouvement des cervicales retentit en influençant les directions des mouvements oculaires inconscients. Seules certaines directions sont accessibles confortablement. Et puisque les déplacements oculaires sont reliables, au niveau inconscient, à des souvenirs, des émotions qui sont réels ou fabriqués, mais orientés sur un mode particulier, cela aurait pour conséquence de fixer la personne concernée dans un type de schémas internes, d'expériences internes, en termes de VAKO (Visuel, Auditif, Kinesthésique, Olfactif & gustatif) est donc d'influer sur ses processus cognitifs internes et réciproquement.

De la même façon, en sachant que la pensée dirige la circulation, la répartition des liquides dans notre structure corporelle, la fixation de schémas répétitifs tendant à maintenir le volume liquidien dans une répartition stable et non harmonieuse facilite certaines régions et en inhibe d'autres.

Il semble aisé de développer ce point de vue aussi loin qu'on le souhaite, et ainsi de développer un outil thérapeutique efficace et original. (Ce qui est en cours).